Éden urbain dans un quartier en révolution permanente (Une petite histoire universelle du parc Léopold)

image0

Lieu d’une précieuse stabilité paysagère dans un secteur urbain en révolution permanente, le parc Léopold n’a pas toujours été ce que nous en apercevons aujourd’hui. Par ce document l’Association du Quartier Léopold tente de caractériser les principales étapes de l’évolution paysagère du parc en s’appuyant principalement sur leur restitution cartographique à partir des archives qui nous sont parvenues.

Dans le cadre des études du plan de gestion entamées en 2016, il ne faudrait pas accorder uniquement notre attention à la complexité d’un foncier morcelé et aux intérêts divergents des nombreux acteurs. Il s’agit aussi de mieux en appréhender l’objet dans son ensemble, de cerner le contenu et les limites du parc Léopold dans le temps et dans l’espace. Comment sinon assumer en toute connaissance de cause une gestion cohérente et solide à proximité d’un Quartier Léopold si fragilisé par son état de chantier permanent?

Même si le parc Léopold n’a pas toujours eu la même forme et que les projets qu’il a accueillis sont souvent restés inaccomplis, c’est d’abord un havre de permanence et de tranquillité. Situé aussi entre une zone administrative monofonctionnelle et des quartier diversifiés traditionnels il apparaît d’abord comme un objet médiateur dans un contexte urbain en forte tension.

La nature la plus étonnante de cet espace vert réside dans le maintien d’un certain nombre de cycles naturels dans un secteur de la ville artificialisé par une très forte densité.

La continuité des activités scientifiques avec une attention particulière envers l’étude du vivant est une autre caractéristique remarquable du site.

Par la portée mondiale des congrès Solvay, par les activités universalistes du Mundaneum, par sa proximité avec le projet européen, le parc Léopold rayonne aussi d’une dimension universelle et pacificatrice.