Le jardin zoologique, un salon d’agrément qui se lézarde très rapidement

1865, d’après le relevé pour la Carte de reconnaissance des environs de Bruxelles de V. Besme.

1865, d’après le relevé pour la Carte de reconnaissance des environs de Bruxelles de V. Besme.

Cette représentation se base sur un plan qui se trouve dans le fond Vandermaelen à la bibliothèque royale. C’est le relevé fait en 1865 par le dessinateur géographe Jean Baptiste Cools en charge d’adapter un plan plus ancien dans le cadre de la mise à jour commandée aux établissements Vandermaelen par Victor Besme. La place Jourdan n’existe pas encore, le Maelbeek circule encore à ciel ouvert et la rue Belliard n’est pas encore tracée.

Transposant d’une certaine manière les caractéristiques bucoliques de l’ancienne villégiature, le jardin zoologique a été conçu d’abord comme un lieu d’agrément et de divertissement pour le Quartier Léopold en train de se construire, il s’agissait aussi de « propager d’une manière agréable le goût et les connaissances de l’histoire naturelle » ce qui installera cet espace vert dans une thématique qui se perpétuera jusqu’à nos jours.

1877, d’après le plan de réorganisation du jardin zoologique juste avant sa fermeture.

Cette représentation se base sur un plan de réorganisation du jardin zoologique dressé en 1877 juste avant sa fermeture définitive en 1878. Il s’agit d’un projet qui ne se réalisera pas mais dont on peut supposer qu’il se base sur les grandes lignes du tracé de l’époque (pelouses, parterres, cheminements, constructions, limites).

Depuis la fin des années 1860, la rue Belliard a été tracée, l’entrée principale du zoo y a été déplacée. Les deux pavillons qui l’encadrent sont parmi les rares témoignages du dispositif architectural de l’ancien zoo. Les limites du parc ont changé par l’intégration d’un certain nombre de parcelles à front de la chaussée d’Etterbeek, par le redressement de l’alignement sur la rue Belliard et par la soustraction de tout le secteur de la maison Linden.